Marine Le Pen veut supprimer le permis à point


27 novembre 2019

Mardi 28 février, Marine Le Pen était en déplacement dans l'Essonne pour avancer son programme sur la sécurité routière. Elle souhaite la suppression du permis à points et l'abandon des radars automatiques. Des mesures pour séduire les automobilistes

Mardi 28 février, Marine Le Pen était en déplacement dans l'Essonne pour avancer son programme sur la sécurité routière. Elle souhaite la suppression du permis à points et l'abandon des radars automatiques. Des mesures pour séduire les automobilistes

Marine Le Pen avait donné rendez-vous aux journalistes au bord de la RN 20 dans l'Essonne. Ce n'est pas le meilleur endroit pour faire du stop en direction de l'Elysée, mais elle compte bien embarquer à son bord quelques votes d'automobilistes.

Fin du permis à point

L'endroit n' avait pas été choisi au hasard. C'est ici à La Ville-du-Bois que Nicolas Sarkozy avait inauguré en 2003, comme ministre de l'intérieur, le premier radar automatique. "Il s'agit d'un lieu symbolique d'une dérive lente mais certaine d'une politique de sécurité routière vers une politique de chasse à l'automobiliste, vache à lait pour les finances de l'Etat", déclare Mme Le Pen.

La candidate du FN promet "une sécurité routière moins punitive". Elle propose l'abrogation du permis à points, la fin des nouveaux radars automatiques. Elle promet une amnistie présidentielle pour les contraventions "à part quelques délits graves qui mettent en cause la vie des autres". En 2007, M. Sarkozy avait mis fin à cette tradition.

Réactions des associations

L'association de lutte contre l'insécurité routière Victimes et Citoyens a réagi dans un communiqué en qualifiant ces mesures de "grand excès de vitesse démagogique".

"Prôner l'abolition du permis à points (...) c'est oublier que si la France est passée de plus de 8.000 morts en 2000 à environ 4.000 aujourd'hui, c'est grâce, notamment au renforcement de l'efficacité de la chaîne contrôle-sanction", juge l'association.

"Marine Le Pen illustre son populisme (...) Ses propositions ne peuvent pas être qualifiées de propositions pour la sécurité routière. Ce sont des propositions pour gagner des voix", a ajouté à l'AFP Vincent Julé-Parade, vice-président de Victimes et Citoyens.

"Autophobie"

La "défense" des automobilistes n'est pas nouvelle au Front national. En 2008, le candidat frontiste à la mairie de Paris avait fait campagne sur "l'autophobie" dont aurait fait preuve Bertrand Delanoë.

Mais dans cette campagne présidentielle, elle est la seule candidate à avancer de telles propositions.

Le blog "Quarante millions d'automobilistes" a envoyé à tous les candidats un questionnaire sur leur programme en matière de circulation automobile.

Il y est écrit "qu' à la fois objet fonctionnel, convivial, de plaisir, la voiture est un système multi-usage créateur de multiples sensations, dépassant le simple aspect de la conduite". Le questionnaire insiste sur le rôle économique des automobilistes.

Mais, il ne dit pas si le clignotant des conducteurs-électeurs penche plutôt à gauche ou à droite.

source : francetvinfo