Aspirine, Doliprane ou Advil : ils ne seront plus en libre service à partir du 15 janvier


18 décembre 2019

L'aspirine et les anti-douleurs à base de paracétamol et d'ibuprofène, vendus sans ordonnance, ne seront plus en accès libre dans les rayons des pharmacies à partir du 15 janvier 2020 a annoncé l'agence du médicament (ANSM) ce mardi. L’objectif est de limiter les usages risqués.
À partir du 15 janvier, il faudra s'adresser au pharmacien en cas de maux de tête. Les médicaments contenant du paracétamol (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan...), de l'ibuprofène (Advil, Nurofen...) ainsi que l'aspirine ne seront plus en accès libre dans les rayons mais obligatoirement rangés derrière le comptoir a annoncé mardi l'agence du médicament (ANSM), qui avait déjà rendu un avis en ce sens en octobre. 
L'objectif est de "favoriser le bon usage de ces médicaments d'utilisation courante", vendus sans ordonnance, et de limiter les risques liés au surdosage. Trop de paracétamol peut notamment provoquer de graves lésions du foie rappelle l'ANSM qui précise qu'un message "surdosage = danger" sera apposé "sur les boîtes des médicaments contenant du paracétamol afin d'alerter" sur les risques "dans les prochains mois".
Dans certains cas, un surdosage peut même être mortel. L'enquête sur la mort, fin 2017, de Naomi Musenga à Strasbourg, a ainsi montré que le décès était "la conséquence d'une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours".
L'ANSM rappelle que pour un adulte sain de plus de 50 kilos, la dose maximale de paracétamol est de 3 grammes par 24 heures, c'est-à-dire 1 gramme par prise avec un espace d'au moins 6 heures entre chaque prise.